DIMANCHE 30 NOVEMBRE 2025

1er DIMANCHE DE L'AVENT- Année A

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"... Tenez-vous donc prêts, vous aussi, c'est à l'heure où vous n'y penserez pas

que le Fils de l'homme viendra. " (Mt 24, 37-44)


Nous prenons, en ce premier dimanche du temps de l'Avent, le chemin qui nous mènera aux fêtes de la Nativité de Jésus. Premier dimanche de l'Avent et de la nouvelle année liturgique tout au long de laquelle l'Église fait mémoire de l'histoire sainte du salut en célébrant, jour après jour, son actualité. Grâce à la liturgie de la Parole nous rappelons l'œuvre de Dieu de la création du monde jusqu'à son plein accomplissement en Jésus-Christ et, grâce au mystère de l'Eucharistie, nous célébrons l'aujourd'hui du salut de Dieu. Nous faisons mémoire du sacrifice du Christ: l'offrande de sa vie pour notre salut.

Ainsi, la liturgie de l'Église nous permet de garder vivant le souvenir de l'action de Dieu en faveur de son peuple et de l'humanité toute entière. Elle rassemble les baptisés pour la célébration de l'Eucharistie, mémorial de la Pâque de Jésus et prépare, au nom du Seigneur, la table de la communion.


Ce que nous célébrons à chaque Eucharistie, la liturgie de l'Église le déploie, de fête en fête, dimanche après dimanche, tout au long de l'année. Le premier dimanche du Temps de l'Avent nous procure ainsi l'occasion de rappeler le dynamisme de l'année liturgique et ce que nous célébrons d'Eucharistie à Eucharistie: l'histoire sainte du salut, son actualité et l'invitation du Seigneur à communier en Lui à l'œuvre de Dieu pour notre salut et le salut du monde.

La liturgie de l'Église ne fait pas de nous des spectateurs passifs des interventions de Dieu en notre faveur. Tous en nous donnant de contempler et de méditer ce que Dieu a fait et continue de faire pour l'homme, sa créature, la liturgie de l'Église nous rappelle que le Seigneur attend de nous une coopération libre et totale à son œuvre. Ce que résume la communion eucharistique, la participation au repas du Seigneur. En communiant au corps du Seigneur nous accueillons sa vie divine et recevons de Lui sa force pour coopérer à son œuvre. Le Seigneur nous comble de ses grâces et nous rend dignes de travailler avec Lui à l'avènement de son Règne: le Royaume de Dieu.


L'Évangile de ce premier dimanche de l'Avent attire notre attention sur deux des priorités qu'il nous faut donner à notre désir d'être fidèles à notre vocation de disciples de Jésus. Deux priorités données par Jésus à ses disciples dans l'Évangile de ce jour: " Veillez donc " et " tenez-vous prêts ". " Veillez car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient " et " tenez-vous prêts, vous aussi: c'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra. "

Aujourd'hui, c'est à nous que Jésus s'adresse pour nous rappeler que la mission qu'Il confie à ses disciples fait d'eux des veilleurs. Or, le veilleur est celui qui, de son poste de guetteur, voit avant les autres, les menaces qui pèsent sur le peuple mais aussi les bonnes nouvelles annonçant des jours heureux. Pour bien remplir sa mission, le veilleur a besoin d'avoir une bonne connaissance des malheurs qui peuvent s'abattre sur les gens; comme il a besoin d'avoir une bonne connaissance des bonnes nouvelles que le peuple espère.


Jésus, en demandant à ses disciples d'être de bons veilleurs, leur fait comprendre qu'ils le seront en vérité s'ils sont de bons connaisseurs de l'histoire du salut. Jésus fait comprendre à ses disciples d'hier et d'aujourd'hui qu'un bon veilleur est celui connaissant l'histoire sainte du salut de Dieu, sait voir et reconnaître dans les évènements du temps présent le Seigneur toujours à l'œuvre dans un monde où le chaos semble l'emporter sur la paix et l'harmonie du Royaume qu'Il inaugure au milieu de nous par sa venue.

De sorte que le veilleur n'est pas vraiment surpris par les évènements heureux et malheureux dont il est témoin. Le veilleur en disciple de Jésus peut faire siennes les paroles de l'apôtre Paul dans sa lettre aux Romains: " Le salut est plus proche de nous maintenant qu'à l'époque où nous sommes devenus croyants. La nuit est bientôt finie, le jour est tout proche. "


Le veilleur disciple de Jésus est en mesure de reconnaître dans les tourments de l'hitoire et de l'actualité le Royaume qui vient. La vie l'emporte toujours sur la mort. Ce que, dans l'Évangile, Jésus nous laisse entendre: ce qui n'est pas porteur de vie finit par disparaître s'il n'y a pas de conversion. " Deux hommes seront aux champs, l'un sera pris, l'autre laissé. Deux femmes seront au moulin en train de moudre: l'une sera prise, l'autre laissée. "

Il en est ainsi, aujourd'hui, ne demeure que ce qui sert la vie selon les desseins de Dieu.


L'autre priorité, nous dit Jésus, est de nous tenir prêts. Il ne suffit pas d'être de bons veilleurs, il nous faut aussi être prêts pour le Seigneur qui vient. Saint-Paul, toujours dans le passage de sa lettre aux Romains lue en ce jour, nous donne quelques conseils qu'il résume ainsi: " Rejetons les œuvres des ténèbres, revêtons-nous des armes de la lumière (...) revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ. "


Etre donc prêts, c'est mettre en pratique, au quotidien, l'idéal évangélique. Ce temps de l'Avent qui commence est une invitation à raviver notre espérance en nous préparant à célébrer Jésus venu en notre monde; Jésus qui vient habiter le cœur de ceux qui l'accueillent dans leur vie. Nous sommes, comme nous le rappelle cette année jubilaire, des pélerins d'espérance. Des pèlerins qui connaissent par la foi ce qu'ils espèrent et en vivent, dès à présent, en attendant le Seigneur qui vient.





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